Délai de rétractation rupture conventionnelle : 15 jours

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droit du travail

Rupture conventionnelle : délai de rétractation de 15 jours — comment l'exercer ?

La rupture conventionnelle est encadrée par les articles L1237-11 à L1237-16 du Code du travail. Une fois la convention signée par les deux parties, la loi prévoit un droit de rétractation obligatoire destiné à protéger aussi bien le salarié que l'employeur. Ce délai constitue un filet de sécurité essentiel : personne n'est définitivement engagé immédiatement après la signature.

Conformément à l'article L1237-13 du Code du travail, chaque partie dispose d'un délai de 15 jours calendaires à compter du lendemain de la signature de la convention pour se rétracter. Ce délai court de date à date, week-ends et jours fériés inclus. Si le dernier jour tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, le délai est prorogé jusqu'au premier jour ouvrable suivant. Passé ce délai, la convention devient irrévocable et sera transmise à la DREETS (anciennement DIRECCTE) pour homologation.

Exercer son droit de rétractation est un acte juridique sérieux qui doit être réalisé dans les formes et dans les délais stricts. Toute erreur de calcul ou de procédure peut vous priver de ce droit. C'est pourquoi il est fortement recommandé de réaliser un diagnostic personnalisé pour connaître précisément votre situation, votre date limite de rétractation et les démarches exactes à accomplir.

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Questions fréquentes

Comment calculer le délai de rétractation de 15 jours d'une rupture conventionnelle ?

Le délai commence à courir le lendemain de la date de signature de la convention de rupture conventionnelle, conformément à l'article L1237-13 du Code du travail. Il expire le 15e jour calendaire suivant, week-ends et jours fériés compris. Si ce 15e jour est un dimanche ou un jour férié, le délai est automatiquement reporté au premier jour ouvrable suivant.

Comment exercer son droit de rétractation après une rupture conventionnelle ?

Pour exercer votre droit de rétractation, vous devez adresser une lettre de rétractation à l'autre partie avant l'expiration du délai de 15 jours. L'article L1237-13 du Code du travail exige que cette notification soit faite par tout moyen permettant d'attester de sa date de réception, c'est-à-dire idéalement par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge. Aucun motif n'est nécessaire pour justifier la rétractation.

L'employeur peut-il refuser ma rétractation dans le délai légal ?

Non, l'employeur ne peut en aucun cas refuser une rétractation exercée dans le délai légal de 15 jours. La rétractation est un droit unilatéral et absolu reconnu par l'article L1237-13 du Code du travail, elle n'est pas soumise à l'accord de l'autre partie. Si votre employeur tente de s'y opposer, la convention est néanmoins annulée et vous pouvez saisir le Conseil de prud'hommes.

Que se passe-t-il si je me rétracte d'une rupture conventionnelle ?

En cas de rétractation valablement exercée dans le délai de 15 jours, la convention de rupture conventionnelle est nulle et non avenue. Le contrat de travail se poursuit alors dans les conditions normales, comme si la convention n'avait jamais été signée. Aucune indemnité de rupture n'est due et le salarié conserve son poste.

Peut-on se rétracter d'une rupture conventionnelle après l'homologation ?

Non, une fois le délai de 15 jours calendaires expiré, le droit de rétractation est définitivement perdu. La convention est ensuite transmise à la DREETS pour homologation dans les 15 jours ouvrables suivants (article L1237-14 du Code du travail). Après homologation, seule une action en nullité devant le Conseil de prud'hommes peut remettre en cause la rupture, par exemple en cas de vice du consentement ou de fraude.

Le délai de rétractation s'applique-t-il aussi à l'employeur ?

Oui, le délai de rétractation de 15 jours s'applique de façon symétrique à l'employeur et au salarié, conformément à l'article L1237-13 du Code du travail. L'employeur peut donc lui aussi décider de se rétracter dans ce délai, sans avoir à se justifier. Dans ce cas, le salarié est informé et le contrat de travail se poursuit normalement.

La rétractation d'une rupture conventionnelle doit-elle être motivée ?

Non, aucune motivation n'est requise pour exercer le droit de rétractation. L'article L1237-13 du Code du travail prévoit un droit discrétionnaire : il suffit d'envoyer une notification claire exprimant votre volonté de vous rétracter, dans le délai imparti et par un moyen permettant d'attester de la date de réception. La partie qui se rétracte n'a aucune explication à fournir.

Que faire si mon employeur ne respecte pas ma rétractation et rompt quand même le contrat ?

Si votre employeur ignore une rétractation valablement notifiée et procède malgré tout à la rupture du contrat, cette rupture sera requalifiée en licenciement sans cause réelle et sérieuse par les tribunaux. Vous pourrez saisir le Conseil de prud'hommes pour obtenir des dommages et intérêts en application de l'article L1235-3 du Code du travail, ainsi que le remboursement des indemnités légales. Un diagnostic en ligne vous permet d'évaluer rapidement vos droits.

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