Simulateur Rupture Conventionnelle 2026 : Calcul Indemnités
Rupture conventionnelle : calculez vos indemnités et simulez votre montant net en 2026
La rupture conventionnelle est le mode de séparation à l'amiable entre un salarié et son employeur, encadré par les articles L1237-11 à L1237-16 du Code du travail. Elle ouvre droit à une indemnité spécifique de rupture dont le montant minimum légal est fixé par l'article L1237-19 et précisé par le décret du 25 juin 2008 codifié à l'article R1237-19 : soit au moins 1/4 de mois de salaire brut de référence par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois par année au-delà. Ce plancher légal constitue un minimum absolu, mais votre convention collective peut prévoir une indemnité plus favorable, et c'est cette règle dite du plus favorable qui s'applique en votre faveur selon l'article L2251-1 du Code du travail.
Avant de signer la convention CERFA 14598, il est indispensable de simuler précisément le montant brut puis net de votre indemnité, en tenant compte de votre salaire de référence des 12 derniers mois ou des 3 derniers mois selon la formule la plus avantageuse, conformément à l'article R1237-19 alinéa 2. En 2026, les seuils d'exonération fiscale et sociale ont évolué : l'indemnité est exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite de deux fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), soit environ 92 736 euros pour 2026, et exonérée de cotisations sociales dans la même limite, tout en restant soumise au forfait social et à la CSG/CRDS au-delà du minimum légal.
Au-delà du montant brut, deux éléments conditionnent votre stratégie de négociation : le délai de carence ARE imposé par France Travail, calculé en divisant la part supra-légale de l'indemnité par le salaire journalier de référence (plafonné à 75 jours en 2026), et la date effective de versement qui ne peut intervenir qu'après l'expiration du délai de rétractation de 15 jours calendaires et l'homologation par la DREETS sous 15 jours ouvrables supplémentaires. Notre simulateur juridique intégré analyse votre situation personnelle, croise les données de votre convention collective et vous remet un rapport complet incluant le montant net estimé, le délai de carence et les points de négociation à soulever avec votre employeur.
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Questions fréquentes
Comment calculer l'indemnité minimale légale de rupture conventionnelle en 2026 ?
L'indemnité minimale est calculée selon la formule posée par l'article R1237-19 du Code du travail : 1/4 de mois de salaire brut de référence par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis 1/3 de mois par année au-delà. Le salaire de référence retenu est le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et la moyenne des 3 derniers mois. Par exemple, pour un salarié avec 8 ans d'ancienneté et un salaire mensuel brut de 2 800 euros, l'indemnité minimale légale sera de 8 x (2 800 / 4) soit 5 600 euros bruts.
La convention collective peut-elle prévoir une indemnité plus élevée que le minimum légal ?
Oui, en vertu du principe de faveur consacré par l'article L2251-1 du Code du travail, si votre convention collective prévoit une indemnité de rupture plus avantageuse que le minimum légal, c'est ce montant supérieur qui s'applique obligatoirement. Certaines conventions collectives comme la Convention Collective Nationale des Bureaux d'Études Techniques (SYNTEC) ou la Convention de la Métallurgie prévoient des barèmes significativement plus élevés. Il est donc essentiel de vérifier votre convention avant toute signature.
L'indemnité de rupture conventionnelle est-elle imposable en 2026 ?
L'indemnité de rupture conventionnelle est exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite du montant le plus élevé entre deux fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (environ 92 736 euros en 2026) et le double de la rémunération annuelle brute perçue l'année précédente, dans la limite de la moitié du PASS. La fraction excédant ces seuils est imposable et soumise à cotisations sociales. Par ailleurs, la part dépassant le minimum légal reste soumise à la CSG et à la CRDS dès le premier euro.
Quel est le délai de carence ARE après une rupture conventionnelle ?
France Travail applique un délai de carence global composé d'une carence légale de 7 jours, d'un différé d'indemnisation congés payés basé sur les indemnités compensatrices versées, et d'un différé spécifique calculé en divisant la part supra-légale de l'indemnité de rupture par le salaire journalier de référence, plafonné à 75 jours calendaires en 2026. Si votre indemnité est strictement égale au minimum légal, le différé spécifique est de zéro et seuls les 7 jours de carence incompressibles et le différé congés payés s'appliquent.
Quand l'indemnité de rupture conventionnelle est-elle versée ?
L'indemnité est versée à la date de rupture effective du contrat, soit après l'expiration du délai de rétractation de 15 jours calendaires accordé à chaque partie par l'article L1237-13, puis après l'homologation par la DREETS qui dispose de 15 jours ouvrables pour statuer. En pratique, le versement intervient entre 5 et 8 semaines après la signature de la convention CERFA. L'employeur qui ne verse pas l'indemnité à cette date s'expose à des pénalités de retard.
Peut-on négocier une indemnité supérieure au minimum légal lors d'une rupture conventionnelle ?
Absolument, la rupture conventionnelle est par nature un accord négocié et rien n'interdit de convenir d'une indemnité supérieure au plancher légal ou conventionnel. Cependant, il convient de mesurer l'impact de cette surindemnisation sur le délai de carence ARE car France Travail calcule le différé spécifique sur la base de la fraction excédant le minimum légal. Notre outil de diagnostic analyse le seuil optimal entre indemnité maximisée et délai de carence minimisé selon votre profil.
Quels documents l'employeur doit-il remettre lors d'une rupture conventionnelle ?
L'employeur est tenu de remettre au salarié le formulaire CERFA 14598 en double exemplaire, un certificat de travail, une attestation France Travail (anciennement Pôle Emploi) et un solde de tout compte détaillé conformément aux articles L1234-19 et L1237-18 du Code du travail. Le reçu pour solde de tout compte doit être signé par le salarié et peut être dénoncé dans les 6 mois selon l'article L1234-20. L'absence de l'un de ces documents constitue un manquement susceptible d'engager la responsabilité de l'employeur.
La rupture conventionnelle est-elle possible en cas d'arrêt maladie ou de grossesse ?
La rupture conventionnelle peut en principe être conclue pendant un arrêt maladie ordinaire ou une suspension du contrat, à condition que le consentement du salarié soit libre et éclairé, sans pression de l'employeur. En revanche, si l'arrêt résulte d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, des protections spécifiques s'appliquent. Pour les salariées enceintes, la rupture est possible mais la vigilance est de mise car une pression de l'employeur en période de grossesse peut entraîner la nullité de la convention et ouvrir droit à des dommages-intérêts sur le fondement de l'article L1225-4 du Code du travail.