Convocation entretien préalable licenciement : que faire ?

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droit du travail

Convocation à un entretien préalable au licenciement : que faire maintenant ?

Recevoir une lettre de convocation à un entretien préalable au licenciement est une situation stressante qui soulève immédiatement des questions cruciales : êtes-vous réellement en danger de perdre votre emploi ? Quels sont vos droits ? Que devez-vous dire — ou ne pas dire — lors de cet entretien ? La première chose à savoir est que cette convocation ne signifie pas que votre licenciement est acquis. Il s'agit d'une étape obligatoire imposée par le Code du travail, et vous disposez de droits précis pour vous défendre efficacement.

Selon l'article L1232-2 du Code du travail, votre employeur est tenu de vous convoquer au minimum 5 jours ouvrables avant la date de l'entretien (hors week-end et jours fériés). Ce délai est impératif : tout non-respect de cette règle constitue une irrégularité de procédure pouvant ouvrir droit à des dommages-intérêts en vertu de l'article L1235-2. La convocation doit obligatoirement mentionner l'objet de la réunion, la date, l'heure, le lieu, et votre droit de vous faire assister. Si l'un de ces éléments manque, la procédure est viciée.

Cet entretien préalable est aussi le moment stratégique pour envisager des alternatives au licenciement, notamment la rupture conventionnelle homologuée prévue par l'article L1237-11, qui peut s'avérer plus avantageuse pour vous en termes d'indemnités et de droits au chômage. Avant de vous présenter face à votre employeur, il est essentiel d'évaluer précisément votre situation, vos droits et les leviers dont vous disposez. Notre outil de diagnostic gratuit vous permet de le faire en moins de 5 minutes, avant même votre entretien.

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Questions fréquentes

Puis-je me faire accompagner lors de l'entretien préalable au licenciement ?

Oui, absolument. L'article L1232-4 du Code du travail vous accorde le droit de vous faire assister par un membre du personnel de l'entreprise ou, si votre entreprise dispose d'un représentant du personnel, par un délégué syndical ou un membre du CSE. Si votre entreprise n'a pas de représentant du personnel, vous pouvez faire appel à un conseiller du salarié inscrit sur une liste officielle tenue par la DREETS (anciennement DIRECCTE), dont les coordonnées doivent figurer dans votre convocation. La présence d'un assistant ne peut vous être refusée sous peine d'irrégularité de procédure.

Que se passe-t-il si je ne me présente pas à l'entretien préalable ?

Votre absence ne suspend pas la procédure : l'employeur peut poursuivre le licenciement même si vous ne vous présentez pas. Cependant, votre absence vous prive d'un droit fondamental à vous défendre et à exposer votre version des faits. Il est donc fortement conseillé de vous présenter, quitte à demander un report exceptionnel en cas d'impossibilité absolue dûment justifiée, comme une hospitalisation. Ne pas y aller revient à renoncer à votre meilleure opportunité de dialogue et de négociation.

Quoi dire — et ne pas dire — lors de l'entretien préalable au licenciement ?

L'entretien préalable est une opportunité de dialogue, pas un interrogatoire. Vous devez écouter les griefs exposés par l'employeur, puis présenter calmement vos explications, vos justificatifs et votre point de vue. Évitez absolument de signer quoi que ce soit, d'admettre des fautes que vous ne reconnaissez pas, ou de vous laisser emporter émotionnellement. Prenez des notes, posez des questions précises sur les motifs invoqués, et n'hésitez pas à mentionner votre ancienneté, vos bons résultats ou tout élément favorable à votre dossier.

Puis-je demander une rupture conventionnelle lors de l'entretien préalable ?

Oui, et c'est souvent une option stratégique à envisager sérieusement. La rupture conventionnelle, prévue par l'article L1237-11 du Code du travail, est un accord amiable qui vous ouvre droit à l'allocation chômage (ARE) et à une indemnité spécifique au moins égale à l'indemnité légale de licenciement définie à l'article L1234-9. Lors de l'entretien, vous pouvez proposer cette alternative à votre employeur, qui est libre de l'accepter ou de la refuser. Si les deux parties trouvent un accord, une procédure distincte d'homologation par la DREETS est alors engagée.

Quel est le délai entre l'entretien préalable et la lettre de licenciement ?

Après l'entretien, l'employeur dispose d'un délai minimal légal avant de vous notifier le licenciement par lettre recommandée avec accusé de réception. Pour un licenciement personnel, ce délai est d'au moins 2 jours ouvrables après l'entretien (article L1232-6 du Code du travail). Il n'y a pas de délai maximal légal imposé à l'employeur pour notifier le licenciement, mais un délai trop long peut parfois être invoqué comme argument en votre faveur. Pendant cette période, la procédure n'est pas encore définitive.

Combien de temps à l'avance dois-je recevoir la convocation ?

L'article L1232-2 du Code du travail impose un délai minimum de 5 jours ouvrables entre la réception de la lettre de convocation et la date de l'entretien. Ce délai commence à courir le lendemain de la présentation de la lettre recommandée, ou du lendemain de la remise en main propre contre décharge. Les samedis, dimanches et jours fériés ne sont pas comptés. Tout non-respect de ce délai constitue une irrégularité de procédure pouvant entraîner l'octroi de dommages-intérêts selon l'article L1235-2.

Que contient obligatoirement la lettre de convocation à l'entretien préalable ?

La convocation doit impérativement mentionner l'objet de l'entretien (un possible licenciement), la date, l'heure et le lieu de la réunion, ainsi que votre droit à vous faire assister par une personne de votre choix au sein de l'entreprise ou par un conseiller du salarié extérieur. Si votre entreprise n'a pas de représentants du personnel, la lettre doit indiquer l'adresse des services où vous pouvez obtenir la liste des conseillers du salarié. L'absence de l'une de ces mentions constitue une irrégularité de forme.

Quelles indemnités puis-je percevoir si mon licenciement est prononcé ?

Si votre licenciement est reconnu sans cause réelle et sérieuse, le barème Macron prévu par l'article L1235-3 du Code du travail fixe des indemnités allant de 0,5 à 20 mois de salaire brut selon votre ancienneté et la taille de l'entreprise. En cas de licenciement régulier, vous avez droit à l'indemnité légale de licenciement (article L1234-9) à partir d'8 mois d'ancienneté, à votre préavis et à vos congés payés non pris. Votre convention collective peut prévoir des indemnités supérieures, d'où l'importance de vérifier vos droits précis avant l'entretien.

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